C'est le printemps !
Ça bourgeonne au Green Washing Comedy Club
Salut à toustes !
Au sommaire de ce numéro :
Des nouvelles du Green
L’actu green du mois : “greenhushing”
Le questionnaire du Green avec Adèle Barbers
L’orga qu’on kiffe : Shifters
Nos prochaines dates
Félicitations d’avoir survécu à l’hiver (on commence toujours par un petit point météo ici), on espère que ça bourdonne et que ça bourgeonne (sauf les boutons d’acné) par chez vous. Si vous nous connaissez déjà, on est ravi·es de vous retrouver. Surtout si vous êtes fans de nous. Si vous vous êtes abonné·e à la one again, bravo pour ce geste désintéréssé et on se présente : on est un collectif d’humoristes engagé·es sur le climat et on réalise aussi des missions corpos de type séminaires RSE. Cette newsletter est rédigée en écriture inclusive parce que c’est ça aussi le turfu !
La foule en délire
Le point sur notre actu : en mars, on a retrouvé nos plateaux franciliens habituels, de la Recyclerie à Envie Le Labo et le public était au rendez-vous, remonté comme jaja. Côté corpo, on était invité·es à la soirée inter-promo avec les élèves et alumni de ISIGE Mines-Paris PSL (Institut Supérieur d’Ingénierie et de Gestion de l’Environnement). On a parlé transition professionnelle, bifurcation, sens du travail… mais aussi humour, scène, et cumul de carrières “non linéaires” (une manière polie de parler du métier d’humoriste). C’était super, sans se vanter.
On vous a aussi concocté un Top 10 des activités pour prolonger un séminaire RSE (la 6ème va vous surprendre).
🌿 L’actu green du mois : l’écosilence
Si vous êtes, comme nous, familier·e des anglicismes -à votre corps défendant-, vous avez peut-être déjà entendu le terme “greenhushing” : de l’anglais “hush” qui veut dire “chut”. Il s’agit de taire les initiatives écologiques au lieu de s’en vanter. En particulier dans les entreprises, puisque certaines tentent de dissimuler, voire d’effacer leurs bonnes pratiques. Pourquoi diantre ce mutisme environnemental, me direz-vous ? Après les scandales liés au greenwashing, on sent dans l’air comme une peur des critiques et du procès en pureté : à titre d’exemple, aux États-Unis, en 2023, une entreprise sur cinq refusait de publier ses objectifs RSE. Ce serait également une manière assez roublarde d’éviter d’avoir la justice aux fesses en cas de fausses promesses environnementales (souvenez-vous des bonnes sousoupes toxiques dont on vous parlait le mois dernier !).
Par exemple, la banque HSBC qui a reclassé certains fonds “très durables” en catégorie moins ambitieuse, une manière de réduire la visibilité de ses engagements. Or, tout cela freine la transition : ces difficultés à communiquer sur les objectifs sont une aubaine pour les pollueurs qui revoient tranquillement leurs prévisions à la baisse - BP, Shell ou Amazon ont ainsi réévalué leur empreinte carbone.
En tout cas nous, au Green Washing, on n’a pas de problème d’égo… si on recycle une peau de banane, vous serez au courant.
🌿 Le questionnaire du Green : Adèle Barbers
Chaque mois, on vous présente un membre de la team : aujourd’hui, Adèle Barbers s’y colle.
© Bazil Hamard
Quel âge as-tu ?
Disons que je viens d’entrer dans ma trentaine... depuis plus de 10 ans.
D’où viens-tu ?
D’une contrée qu’on appelle la Bourgogne, mais après 20 ans à Paris, je pense que ça devient difficile de ne pas dire parisienne.
Loup y es-tu ?
M’entends tu ? T’as raison de poser cette question, y’a souvent un loup.
Fais pas semblant de gagner ta vie avec l’humour : tu fais quoi dans le civil ?
Je suis intermittente du spectacle ! Je vis de l’humour, mal, mais j’en vis.
Tu es au Green depuis quand ?
Depuis le tout début. Je fais partie des (vieux) meubles.
Tes sujets de prédilection pour des vannes ?
Politique, écologie et sujets de meufs (qui sont souvent politiques et parfois écologiques).
Tes humoristes de référence ?
Tous ceux du Green !
Ton kiff honteux pas du tout écolo ?
Aller voir les gens que j’aime et qui vivent loin, dans des endroits pas accessibles en train.
Où peut-on te voir jouer ?
Tous les vendredis, 21 heures, à la Nouvelle Seine (Paris) !
Retrouve Adèle sur les internets.
🌿 L’orga qu’on kiffe : Shifters
Il y a quelque temps, on a joué à Bures-sur-Yvettes (regardez sur une carte pour savoir où c’est) avec les Shifters de l’Yvette. On a eu envie de vous les présenter car c’est un mouvement vaste et dynamique, présent sur tout le territoire. Les “Shifters”, ce sont des bénévoles associé·es au “Shift project” (des fans quoi!), un think tank qui existe depuis 2010, spécialisé dans la décarbonation. Si le nom ne vous dit rien, celui de son fondateur vous est certainement familier puisqu’il s’agit de Jean-Marc Jancovici (celui que si t’as pas reçu sa BD à Noël, t’as raté ta vie).
Sylvaine Dhion, l’une de leur porte-paroles, a bien voulu nous éclairer. Car ce ne sont pas des activistes comme les autres : “Les Shifters ont plusieurs particularités qui nous distinguent des autres associations. D'abord, nous sommes très attachés à la rigueur scientifique et nous vérifions toutes nos informations ! Ensuite, nous sommes "apartisans" et échangeons avec tous les bords de l'échiquier politique. Mais nous ne sommes pas austères pour autant : une autre de nos valeurs cardinales est la convivialité - les sujets sur lesquels nous travaillons sont suffisamment graves pour que nous ne nous prenions pas trop au sérieux !”
Récemment, à l’occasion des élections municipales, ils et elles ont mis en place une grande consultation auprès des maires : “Il s'avère que 90% des maires sont volontaires pour mettre en œuvre la transition hors des énergies fossiles mais manquent de formation et de moyens, indique Sylvaine. C'est à l'État d'organiser le fléchage des financements et de mettre en place des dispositifs règlementaires pour aider les particuliers, les entreprises et les administrations à se sevrer des combustibles fossiles…”
On leur a aussi demandé s’ils allumaient des cierges pour vénérer le grand manitou “Janco” mais ils nous jurent que non…
Pour devenir “Shifter”, c’est par ici.
🌿 Nos prochaines dates
💡 Le 11 avril à 20h, on sera au Devenir Festival, à la Cité de l’économie (Paris) : soit 4 jours et 25 événements. Des spectacles, tables rondes, stand-up (ça c’est nous), concerts, visites, jeux et ateliers… Au programme : écologie et climat, transformations du travail, innovations technologiques, inégalités, recompositions géopolitiques… (rien que ça). Un festival ouvert à toutes et tous, même aux plus jeunes 👶 (et promis, pas besoin d’avoir lu 3 rapports du GIEC pour venir). Vous y retrouverez : Le Roi Borgne, Bastien Lapouille, Yoanna Sallese et Rafaëlla Scheer ✨
Venez nous voir jouer en avril et prenez vos places gratuitement par ici !
🅾 Ajoutez-nous sur tous les bons réseaux sociaux : Instagram, TikTok, LinkedIn, Facebook.
🎭 Vous voulez jouer avec nous et rejoindre notre team de joyeux·ses drilles ? greenwashingcomedyclub@gmail.com
🤝 Vous êtes une collectivité, une association ou une entreprise : pour réserver nos services, c’est par ici.
Bises compostables,
L’équipe du GreenWashing Comedy Club : Anne Dupin, Rafaella Scheer, Bastien Lapouille (et Clémentine Gallot à la rédac’).





